Les fleurs de printemps n’éclosent pas en été
Les saisons ont leurs décrets
Les coeurs ont leurs raisons.
Toi, fleur de printemps, en hiver tu es née
En été tu éclos, à l’ombre d’un soir ensoleillé
Devant mes yeux ébahis.
Fleur de printemps drapée de rosée
Ton reflet dans une perle de pluie
Te (...) >suite
Hier soir encore,
je portais le manteau sombre de la montagne,
éclairé par les rayons dorés du soleil d’automne.
Puis la nuit m’a bercé,
de ses myriades d’étoiles lointaines et secrètes,
de chants clairsemés des oiseaux nocturnes,
avant de me saisir d’un froid vif,
à la première lueur du (...) >suite
C’est en secret que je suis venue
pour t’écouter dormir
respirant comme un enfant
emporté dans le plus beau pays des songes.
C’est une fée qui m’a créée
puis la nuit complice
en silence m’a déposée dans ton jardin
sur les branches d’un pin
près de ta fenêtre
en attendant que le soleil revienne (...) >suite
D’aucuns disent que la fête des mères n’est qu’un prétexte pour faire tourner les tiroirs-caisses... Certainement, j’y ai participé comme des tas d’autres benêts. Mais enfin, ce trésor serait-il né sans ce dimanche singulier du printemps (...) >suite
Il est une quiétude tout à fait envoûtante... au milieu de la campagne cambodgienne, où un bruissement de vent dans les ramages de bambous suffit à rendre insignifiantes toutes les vanités du monde. La paradis est sur terre... alors pour quoi vouloir le bâtir en y apportant l’enfer (...) >suite
Silence,
J’aime ton murmure sous le vent,
Quand tu susurre à mon oreille, errant,
Entre montagne, rizières et champs.
Parfois, je découvre tes chants,
Sous les arbres, au bord des étangs,
Dans la forêt quand les oiseaux chantent,
Leurs complaintes languissantes.
Silence,
J’aime ta douceur (...) >suite
J’ai vu le jour quand le soleil est parti.
Sur mes élytres tu as souris.
J’ai ouvert les yeux sur l’océan
Quand tu frémis contre ses hanches.
J’ai vu le jour au crépuscule
Où les nuages se bousculent,
Sous un ciel de feu,
Pour exhiber toute leur splendeur
J’ai vu le jour sur une plage,
Lors (...) >suite
J’ai vu en rêve ton visage,
Une rose derrière un mirage,
Qui croirait ton existence ?
Qui croirait ma souffrance ?
Toi, qui vis dans mon ombre,
Et moi qui vis en ton nom,
Qui doit vivre, qui doit mourir ?
Qui décidera de notre avenir ?
L’âme illégitime tu es.
Et moi l’imposture sacrée,
J’ai (...) >suite