Terre et âme
jeudi 12 avril 2007 par Somanos Sar
Il est une quiétude tout à fait envoûtante... au milieu de la campagne cambodgienne, où un bruissement de vent dans les ramages de bambous suffit à rendre insignifiantes toutes les vanités du monde. La paradis est sur terre... alors pour quoi vouloir le bâtir en y apportant l’enfer ?
Un chant lointain
Un soleil en déclin
Derrière des nuages blancs.
Une sente blanche
Parée de sable fin
Attend qu’on l’emprunte.
Une mer blonde
Juste avant la moisson
Ondulant sous le vent.
Et tu n’oses bruire
De peur faire fuir
La magie entrée en moi.
Je viens en toi,
Toi , cette terre
Devenue ma chair.
Ma tristesse, ma joie
Tout se noie
Dans ta mélancolie.
Tout se délie,
Se dissout en toi
Me laisse sans voix.
Tu m’ouvres les sens
Me susurres tes silences
Qui se disperses dans la brise.
Tu m’ouvres le cœur
Me dilues dans ta tiédeur
A l’ombre des ramilles.
Tu panses ma plaie
Dissipes ma gaieté
Et ne laisses que sérénité.
La vie est souffrance
La vie est violence
Et toi l’indifférente
La vie est mouvement
La vie est exubérance
Et toi l’immobile.
Mes sens tu envoûtes
Mon âme tu ensorcelles
Mon cœur en porte la séquelle.
Car jamais on ne sort intact
D’avoir été au contact
De ta beauté intemporelle.
(c) Somanos Sar
